Chaudière à bois type Elda fink W9

Chaudière à bois type Elda fink W9

La chaudière à bois et le chauffage central.
La chaudière à bois est raccordée à un système de chauffage central, tout comme le chauffage au fioul ou au gaz par exemple.

La chaudière brûle des bûches ou des granulés de bois qui chauffe un liquide qui se propage dans les canalisations réparties dans l’habitation et diffuse progressivement la chaleur. Un des gros avantages de la chaudière à granulé, est de ne pas avoir à la recharger quotidiennement, c’est un système de vis sans fin ou de gravitation qui assure une alimentation automatique de la chaudière à partir d’un réservoir à granulés. Ce qui évite la corvée de l’alimentation manuelle des bûches de bois  à compter de 2 à 3 fois par jour.

Le silo à granulés pour une contenance de 300 à 600 litres peut être placé dans la cave ou être enterré dans un jardin. L’entretien, en plus d’une maintenance annuelle réalisée par un chauffagiste professionnel , consiste à vider régulièrement les cendres . Le principal inconvénient d’une chaudière à bois est leur prix d’achat très élevé (deux fois plus qu’une chaudière au fioul) entre 3000 et 12000 euros mais qui est compensé par le crédit d’impôt ou certaines aides. En effet, le chauffage au bois bénéficie, comme toutes les autres énergies renouvelables d’un crédit d’impôt.

Le chauffage au bois : choix économique.
Dans tous les cas, ces systèmes restent moins chers que le gaz ou le fioul. Le bois est la première énergie renouvelable en France. Ecologique, son utilisation permet la limitation des émissions de gaz à effet de serre (1.000 tonnes de bois consommées = 250 tonnes de fioul économisées), mais il offre aussi au pays une indépendance énergétique accrue (contexte de croissance de la forêt française). Il existe aujourd’hui différentes formes de combustible bois : la plaquette forestière (pour les chaufferies), la bûche (foyers, inserts et poêles), les granulés bois (poêles, chaudières, etc.) et les briquettes ou bûchettes reconstituées. Le coût du combustible en granulés est d’environ 200 euros la tonne hors taxes, permettant de produite 5000 KwH, à comparer au coût des bûches aux alentours de 40 à 55 euros pour une stère, soit 90 à 170 euros la tonne. En prenant en compte le rendement des appareils de chauffage au bois, 75% en moyenne, le Kwh de chauffage au bois revient de 2,4 à 4 centimes.

Principe de fonctionnement de chaudière à bois

Principe de fonctionnement de chaudière à bois

La chaudière est principalement constituée d’une chambre de gazéification ou dépôt du bois (1) contenant le combustible solide.
Dans la partie inférieure se trouve la chambre de combustion (2) reliée à la chambre de gazéification (1) par le biais d’un brûleur en fonte éprouvée (9), totalement inattaquable, qui remplace le vieux brûle ur en matériau réfractaire sujet à une usure plus rapide.
Le circuit de l’air est alimenté par un ventilateur électrique (4) en aspiration, directement relié à la cheminée et positionné verticalement au dessus des conduits de fumées (12), permettant ainsi une forte réduction des dimensions d’encombrement de la chaudière.
L’air est aspiré dans la chambre de gazéification et de combustion par la centrale de ventilation spéciale (11) au travers de laquelle on peut régler l’air primaire et secondaire.
Le réglage de la chaudière s’obtient par le biais des instruments du tableau de commande (3).
La chaudière est délimitée en haut par un couvercle (6) qui permet l’accès au ventilateur et aux passages de fumées au moment de la maintenance et du nettoyage.
Le chargement du combustible s’effectue à partir de la porte (7) et l’enlèvement des cendres à partir de la porte (8) pourvue de hublot pour le contrôle visuel de la flamme.
Le manteau isolant, au design moderne et fonctionnel, réduit fortement les déperditions de chaleur.

Tirage naturel et tirage forcé
Les chaudières à bois se caractérisent par leur mode de combustion et la manière dont l’air est admis dans le foyer : c’est le tirage. Il peut être naturel ou forcé à l’aide d’un ventilateur de type turbine, d’où l’appellation fréquente de « turbo ».

Plus ou moins efficace, le tirage naturel
On le met en oeuvre dans les chaudières à bûches selon trois techniques :

Les chaudières à combustion montante sont simples mais de qualité médiocre. Le combustible est empilé sur la grille (la « sole ») du foyer. Toute la charge s’enflamme simultanément. La combustion est difficile à maîtriser et, en général, de médiocre qualité et incomplète.

Les chaudières à combustion horizontale réduisent le taux d’imbrûlés. Les phases de combustion et de séchage sont dissociées et la combustion a lieu en couches minces. Les arrivées d’air primaire et secondaire sont mieux contrôlées, donc la combustion est améliorée et le taux d’imbrûlés diminue ;

Les chaudières à combustion inversée offrent une bonne qualité de combustion. Les flammes se développent au travers de la grille, support du combustible, ou au travers d’une tuyère. Les entrées d’air primaire et secondaire sont distinctes, ce qui améliore encore la qualité de la combustion. Après la combustion primaire du bois, les fumées ont encore un potentiel énergétique important. Un nouvel apport d’air dans le foyer permet de réenflammer les gaz imbrûlés. Le rendement est amélioré et la pollution réduite. Les flammes qu’on voit naître spontanément au-dessus du feu sont le résultat de cette combustion secondaire.

Mettez le turbo avec le tirage forcé
Les chaudières « turbo » sont les plus récentes. Elles perfectionnent les chaudières à combustion inversée. Elles sont équipées d’une turbine qui introduit l’air de combustion ou d’un extracteur qui aspire les fumées. Elles offrent un meilleur rendement  dans le chauffage au bois en exploitant au mieux la gazéification du bois.

Tout automatique… la chaudière à granulés
Les chaudières automatiques à granulés présentent de nombreux avantages. Utilisant une énergie renouvelable, elles offrent une facilité d’utilisation similaire à celle des chaudières au fioul ou au gaz. L’alimentation de ces chaudières est programmé et automatique. Le combustible est stocké dans un silo de plusieurs mètres cubes; l’autonomie peut être de plusieurs mois. La chaudière est alimentée par une vis sans fin. Toutes les étapes (alimentation, combustion, extraction des fumées, etc.) sont contrôlées et optimisées grâce à une régulation électronique. Le rendement atteint 90 %, performance équivalente à celle des chaudières à fioul.