Un enfant ne dessine jamais une maison sans faire la cheminée,
c’est comme la porte, elle est indispensable à l’habitat dans notre inconscient collectif.


Cheminée Hôtel Rohan-Soubise à Paris, 1745Son histoire

Une cheminée du latin ” caminus”, est un conduit vertical aménagé dans un bâtiment, une sorte de  véhicule, pour évacuer les gaz et fumées toxiques d’un feu brûlant dans son intérieur. Ce terme ne désigne couramment que la souche, la partie du conduit à fumée dépassant du toit du bâtiment. Ce terme désigne aussi quelquefois un édifice séparé du reste des constructions, un corps de construction complètement autonome. On appelle aussi cheminée, l’âtre, la cheminée ornementale d’appartement, c’est-à-dire l’espace aménagé autour du foyer ouvert comportant sur son dessus une hotte et dont le fond porte une plaque de cheminée, appelée aussi “taque” ou “contrecœur”.

Depuis que les hommes ont maîtrisé le feu, ils se sont naturellement réunis autour de petits foyers, en plein air ou dans des grottes.

Pendant l’Antiquité, les Grecs utilisaient un brasero mobile, appelé “escharion”, rempli de braises ardentes. Les Romains utilisaient aussi un brasero et, dans les édifices publics ou les riches demeures, un chauffage central par hypocauste (chauffage par le sol).

Puis, pendant la période gallo-romaine, les braseros, source de fumées gênantes, furent abandonnés. La chambre de l’hypocauste fut remplacée par des conduits situés dans le plancher et menant, à partir du four adossé au mur, dans les conduits en tuile situés dans le mur. Peu à peu les habitations furent construites avec une disposition des cheminées qui tient compte de la structure du bâtiment. Elles sont souvent sur les pignons ou les murs de refend préservant la bâtisse du feu, avec une souche dépassant du toit, une disposition tenant compte des vents dominants pour ne pas refouler la fumée. Suivant le système constructif lié au pays il est fait une mise en système a la noix des conduits à fumée depuis le foyer : les conduits sont séparés ou se rejoignent avec une sorte de siphon à un conduit commun. Les cheminées sont placées dans une organisation étudiée des pièces. En France, les premières cheminées attestées archéologiquement apparaissent à la période gallo-romaine . La cheminée était au cœur de la vie traditionnelle un lieu de convivialité : cuisine à l’âtre, chauffage. La cheminée est la base du fumoir qui permit de conserver les aliments. Au Moyen Âge dans les demeures bourgeoises la cheminée est autant un local qu’un ustensile aménageant un local, un espace « ouvert » dans une salle. Les déplacements y sont possibles. La cheminée construite comporte des niches dont une niche à sel pour conserver ce produit luxueux. La salle de la maison rurale était dite “chambre à feu”, les notaires y commençaient leurs inventaires. Les premiers recensements de population sont effectués dans les paroisses par le clergé qui dénombre les feux (les demeures) qui sont les foyers familiaux et un feu correspond à une moyenne de dix personnes. On dénombra ainsi par exemple 1500 feux à Troyes au XIIIe siècle.

Les cheminées du début du Moyen Âge sont énormes, tenant presque toute la largeur des salles. On y mettait des bancs pour s’asseoir dessous et les pieds dans un panier en vannerie. Elles étaient dotées d’une simple hotte pyramidale suspendue au-dessus du foyer, puis on les munit d’un chambranle porté sur deux montants appelés jambages ou pieds-droits et d’une frise supportant une tablette horizontale. Pendant l’été, on garnissait l’âtre de verdure. Dans les régions tempérées, la brièveté des jours et les rigueurs de l’hiver faisaient se réunir les communautés villageoises à l’occasion de « veillées », soirées autour d’un feu de bois chez certains des habitants. Ces moments de la sociabilité ont été retranscrits par la littérature traditionaliste car ces moments forts permettaient l’échange de nouvelles, l’évocation de contes pendant s’effectuaient des travaux de bricolage ou des travaux d’aiguille, avec une poêlée de châtaignes grillées mangées dans certaines régions. Et en ce qui concerne la légende du Père Noël descendant dans la cheminée, un aspect économique et fortement commercial s’est ajouté à l’aspect social pour sa résurrection au XXe siècle.

Au XIIIe siècle, les cheminées atteignent leur largeur maximum, leur âtre se taille en arc et la forme de la hotte s’arrondit légèrement. Le tirage étant mauvais, les fumées se répandaientt dans toute la pièce.
Cheminée du château du duc de Berry, Poitiers, XIVe-XVe siècle
A la fin du XVIIIe siècle on améliora leur rendement. On put donc considérablement diminuer la largeur et la hauteur des âtres. La cheminée se généralisa comme un élément de luxe (le Château de Chambord en possède 365). En 1783, des subdélégués font remarquer lors d’enquêtes sur la consommation du bois que les habitants aisés des villes ne se contentent plus d’une cheminée unique dans leur logement mais en utilisent dans plusieurs appartements (partie d’étage ou étages complets attribués à une personne, à un type de séjour dans un immeuble), augmentant d’autant les besoins en bois de chauffage, ce qui contribuait à la déforestation, suscitant le problème dans la construction de se procurer des pièces massives de charpente. De plus le rendement était toujours faible, ce qui amena l’usage du calorifère.

Puis au XIXe siècle s’étendit (depuis l’Angleterre) l’usage du charbon de terre, la houille, en remplacement du bois comme combustible. Cela fit passer l’équipement de la maison de l’âtre ouvert au fourneau successeur du luxueux « potager » des grandes demeures par l’introduction des plaques de fonte vers 1850 et au poêle fermé brûlant du charbon avec évacuation des gaz et vapeurs nocives vers la cheminée refermée par un tuyau.

Le système de récupération de la chaleur ponctuelle du foyer de la cheminée et de sa répartition dans les pièces des immeubles a commencé à être développé communément au début du XXe siècle et il est l’ancêtre du chauffage central qui a beaucoup bénéficié de la mise au point des chaudières dans la période du fioul économique. Dans les régions tempérées ou froides, le « feu de bois » est un élément de confort mais aussi d’agrément.

C’est ce qu’a su apporter WANDERS en proposant des cheminées performantes et esthétiques, réconciliant ainsi la beauté et la chaleur réconfortante d’une flamme.

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Cheminées light06 Essential et kephren d'Arkiane

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